John Petterson

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2021 - Corsica - Jour 11

Découverte de la Corse.  

 

Parcourt du 04 Septembre 2021

Résumé du jour

Il y toujours des questions de terme en visitant les vielles ville ou place fortifiées. Nous n'avons pas vu de château en Corse, pourtant, il y en a plus de 15. Pour les châteaux-forts, le taux passe à peine à plus 10. Mais les citadelles vue il n'y a pas beaucoup de grande ville en Corse, c'est au nombre de 4. Alors quelle est la différence entre tous ces termes. Un peu compliqué, car ça évolue dans le temps. Chacun de ces mots réalise un certain nombre de "sème" (unité de sens), qui peuvent être plus ou moins obligatoires ou plus ou moins accessoires (pour faire chic, on dit "inhérent" ou "afférent"). Voyons tout cela :

Fort :
- Sèmes inhérents : défensif, conçu pour tenir un siège, en dur.
- Sèmes afférents : équipement poliorcétique sommaire.
Sèmes neutres : occupation provisoire/occupation permanente. Sur du plat/sur une éminence.

Forteresse :
- Sèmes inhérents : défensif, conçu pour tenir un siège, conçu pour être imprenable, en dur.
- Sèmes afférents : particulièrement clos, pouvant servir de prison, occupation plutôt permanente.
Sèmes neutres : sur du plat/en hauteur.

Citadelle :
- Sèmes inhérents : défensif, conçu pour tenir un siège, en dur, en hauteur.
- Sèmes afférents : équipements poliorcétiques développés, équipements pour la vie courante développés (Chapelle, casernes, puits, etc. cf. l'étymologie : une petite cité).

Château :
- Sèmes inhérents : présence d'une partie partiellement résidentielle.
- Sèmes afférentes : luxe, antérieur à l'apparition de l'artillerie, relatif à une noblesse d'arme ou de titre.
Sèmes neutres : équipements poliorcétiques nuls/sommaires/développées, résidence d'individus/groupes.

Château fort
- Sèmes inhérents : donjon, conçu pour tenir un siège, antérieur à l'apparition de l'artillerie moderne, partiellement résidentiel.
- Sèmes afférents : moyen-âge occidental, équipement typique de cette époque (pont-levis, mâchicoulis, etc.).

Voilà, on s'est tout sur la manière de défendre. Il y a une citadelle qui est au centre de la Corse, le lieu-dit des universitaires. Je crois que les anciens, ont voulu que les étudiants ne soient pas distraits par la tentation d'aller surfer ou nager en dehors ou pendant les cours, car la plage d'Aléria est à plus de 2 h 00 du site universitaire. Mais bon ce n'est que 4 h 00. Donc la Citadelle de Corte, cité universitaire au centre de la Corse abrite une ville, une place fortifiée et un grand musée relatant l'histoire de la Corse et abritant des expositions comme celle du peintre Matisse. Une destination à faire, pas par mauvais temps si vous voulez aller visiter l'arrière-pays qui est sublime, mais dont les routes, à peine large d'une voiture font de temps en temps peur, car il n'y a pas de barrières de sécurité. Vous pourrez visiter Santa-Lucia-di-Mercurio ou Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul et bien d'autres. Promenade en images et à demain.

Visites du jour 

Citadelle de Corte

La citadelle de Corte (surnommée nid d'aigle) est une citadelle du xviiie siècle construite autour d'un château du xve siècle et « musée de la Corse » de 1984 à Corte en Haute-Corse. La citadelle est classée aux monuments historiques depuis le En 1419 le comte et vice-roi de Corse Vincentello d'Istria (vassal du roi Alphonse V d'Aragon) fait construire le château au sommet du rocher qui domine la ville, en Haute-Corse à mi chemin entre Bastia à Ajaccio, avec une muraille crénelée et trois tours, pour combattre la république de Gênes pour le royaume d'Aragon. Entre 1421 et 1434 il règne en souverain sur la Corse et installe le siège de son gouvernement à Corte. Au xviiie siècle le général de la Nation Pascal Paoli fait de Corte la capitale de son gouvernement pour la nation corse. En 1769 après la défaite du 9 mai de ses troupes corses à la bataille de Ponte-Novo contre celles du roi Louis XV, la Corse passe sous domination française. Le comte de Vaux ordonne alors d'augmenter les fortifications de la ville par la construction de la citadelle actuelle, sur le principe des fortifications et constructions de Vauban (seule citadelle parmi les six citadelles Corse à être construite à l’intérieur des terres). La construction de la caserne Padoue s'achève en 1776. Entre 1962 et 1983 la citadelle est occupée par la légion étrangère (groupement d'instruction de la Légion étrangère).

En 1984 le site est ouvert au public. Il offre une vue panoramique exceptionnelle sur les vallées de la Restonica et du Tavignano. Le château dans l'enceinte de la citadelle accueille :

  • Le musée de la Corse (musée d'Art et d'Histoire et musée régional d’Anthropologie de la Corse).
  • Le fonds régional d'art contemporain de Corse (FRACORSE)
  • Le centre de culture scientifique et technique de Corse (CCSTI)
  • Le pôle touristique centru di Corsica.

Santa-Lucia-di-Mercurio

Santa-Lucia-di-Mercurio est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à la piève de Talcini.Santa-Lucia-di-Mercurio est située dans l'ancienne piève de Talcini, à proximité de Corte. Sa superficie est de 23,79 km2. Santa-Lucia-di-Mercurio se trouve aussi dans le « territoire de vie » appelé Centru di Corsica du parc naturel régional de Corse auquel elle a adhéré. Santa-Lucia-di-Mercurio se trouve en majeure partie dans la dépression centrale de la Corse, axée sur un réseau de fractures et s’étendant de L'Île-Rousse à Solenzara en passant par Corte, à l'est de la Corse alpine (ou orientale) limitée au tiers NE de l'île. « À l’Éocène supérieur, on assiste à l’éjection vers l’ouest des nappes de Balagne, du Nebbio et de Santa Lucia. » Coïncidant grossièrement avec la dépression centrale, la nappe de charriage de Santa Lucia comprend un socle et sa couverture conglomératique ; elle est charriée sur le parautochtone (terrains faiblement déplacés) de Sant’Angelo. Sa position par rapport aux schistes lustrés n’est pas claire. Sur un socle cristallin la couverture autochtone comprend une couverture sédimentaire autochtone de la Corse ancienne, nappe océanique de marge continentale (Permien à Eocène). Son sol est composé de sédiments secondaires et tertiaires. Il a permis déjà au Moyen Âge, des cultures en terrasse en haute altitude jusqu'à 1 000 m et plus. Ces terrasses (lenze) sont encore visibles de nos jours, notamment sous la chapelle rurale ruinée de Santa Servanda (1 043 m d'altitude).

Son territoire, entre deux fronts de chevauchement, est ceint à l'est et à l'ouest par des lignes de crête qui délimitent la commune en se rejoignant au nord, à la Punta di l'Ernella (1 473 m), sommet « à cheval » sur Rusio, Tralonca et Santa-Lucia-di-Mercurio. C'est au nord-nord-est que se situent, sur un chaînon secondaire s'articulant à la Punta di Caldane (1 724 m) sur la dorsale du massif du Monte San Petrone, les plus hauts sommets de la ceinture avec, à l'est de l'Ernella, la Punta Puzzola (1 543 m), le Monte Piano Maggiore (1 581 m) culmen communal, et la Cima di Santa Lucia (1 550 m environ). C'est sur un éperon rocheux de la ligne de crête occidentale qu'est construit le village, à une altitude moyenne de 800 m. Ce relief montagneux inclut le bassin versant entier du ruisseau de Santa Lucia auquel il faut ajouter la partie haute du bassin versant du ruisseau de Campettine, affluent du ruisseau de Zincajo2. Ces ruisseaux alimentés par de nombreux cours d'eau coulent dans autant de petits vallons encaissés.

Il est ainsi composé des vallons de Santa Lucia et de Campettine. Ce dernier, au sud-sud-est du village, est désert. C'est le champ de tir de Campettine qui chevauche en partie le territoire occidental de Castellare-di-Mercurio. Au sud, entre le ruisseau de l'Olmo et le pont de Papineschi sur le Tavignano, le relief des bords du fleuve est relativement plat. C'est le lieu-dit Padule, la partie « plaine » (ou fiuminale) où subsiste encore une activité agro-pastorale.

Ruisseau de Santa Lucia.

Le principal cours d'eau est le Tavignano, second fleuve de Corse après le Golo. Il longe sur près de 1,8 km les limites méridionales de la commune, à la hauteur de l'aérodrome de Corte sur l'autre rive. Sur ce parcours, il reçoit les eaux du ruisseau de Santa Lucia long de 8 km qui naît sous le nom de ruisseau de Lore3, sur la commune à 1 210 m d'altitude, sur le flanc méridional de la Punta di Milleli (1 327 m), sommet « à cheval » sur Tralonca et Santa-Lucia. La majeure partie du territoire communal est représentée par le bassin versant du ruisseau de Santa Lucia dont le cours est orienté dans un axe nord-sud et qui a pour principaux affluents les ruisseaux de Felce (rg), de San Martino (rg)4, de Pedimaio (rd), de Piniforci (rg)5 et de Vinchinacce (rd). Le reste du territoire, soit la partie sud-est, est le haut bassin versant du ruisseau de Campettine7 qui conflue sur Poggio-di-Venaco avec le ruisseau de Zincajo autre affluent du Tavignano. Tous ces cours d'eau, au faible débit estival, sont de véritables torrents en certaines périodes de l'année : fortes précipitations, fonte des neiges, etc.

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Piedicroce

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est une église paroissiale catholique située à Piedicroce en Haute-Corse. Construite à la fin du xviie siècle (elle est datée de 1691), elle est classée Monument historique en 1976. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. L'église a été complétée par un clocher jouxtant le côté gauche de la façade principale. Cette façade occidentale présente un fronton triangulaire avec deux volutes flanquant le niveau supérieur, et une niche entièrement décorée de motifs peints : une coquille occupe la totalité de la voûte du cul-de-four. Une restauration récente de la façade a mis en évidence une polychromie qui, appliquée aux éléments mouvementés du décor, contribue à affirmer le caractère baroque de l'ensemble. L'intérieur est formé d'une nef unique et de sept chapelles latérales, richement décorées dans un style rococo. Le plafond est décoré de fresques représentant la Résurrection du Christ. Les murs présentent également une riche ornementation. Mobilier[modifier | modifier le code]

L'édifice renferme de nombreuses œuvres, du xvie siècle au xixe siècle, propriété de la commune et toutes classées Monuments historiques. Ce sont :

  • quatre tableaux :
Vierge à l'Enfant donnant le Rosaire à saint Dominique, de Constantini Emmanuello (peintre) Vierge à l'Enfant entourée d'anges musiciens4, sur bois peint Saint Pierre et saint Paul L'Apothéose de saint Laurent
  • retable, tableau Les Saintes femmes au pied de la croix
  • retable, tableau L'Assomption de la Vierge
  • autel, retable, tableau La Vierge intercédant pour les âmes du purgatoire avec la Trinité, saint Michel et saint Pierre9
  • autel, tabernacle, retable, deux statues : saint Pierre et saint Paul (maître-autel)
  • un orgue de tribune. Auteurs : Spinola Giorgio (facteur d'orgues), Saladini Anton Pietro (facteur d'orgues) et Sals Alain (restaurateur). Il serait le plus ancien de Corse.
partie instrumentale de l'orgue buffet d'orgue ; tribune d'orgue ; buffet probablement construit pour l'orgue de Giorgio Spinola en 1617-1619 pour la cathédrale Sainte-Marie de Bastia et transféré à Piedicroce vers 1844.
  • chaire à prêcher, escalier
  • un chemin de croix
  • deux armoires.

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